VERSION SOUDCLOUD
-
2021 - Témoignage Marie-Claude
On est le 13 mars 2021, exactement un an jour pour jour depuis que le monde s’est arrêté. Si vous êtes en train d’écouter ça, c’est que vous avez survécu vous aussi. On est tous des héros ordinaires de notre propre histoire franco-ontarienne.
-
- L’évolution des congés de maternité au Canada
Saviez-vous qu’il y a cinquante ans, une femme canadienne devait choisir entre sa carrière et avoir un enfant ?
Aujourd’hui, nous plongeons dans l’histoire méconnue des congés de maternité au Canada, une révolution silencieuse qui a transformé la vie des familles franco-ontariennes et canadiennes.
-
2036 - Témoignage Gabrielle
2036- Le paradoxe, c’est que c’est l’intelligence artificielle qui a sauvé notre français rural. Avant, pour rester en région, fallait sacrifier les opportunités.
Maintenant, mes drones parlent français, mes tracteurs autonomes ont des interfaces en français, pis je peux négocier mes contrats avec la Francophonie internationale pendant que mes enfants font leurs devoirs à côté de moi.
La technologie nous a libérés de l’isolement sans nous arracher à nos terres.
-
- Message de la fin UCFO-NE PAS UTILISER
Et merci à vous, qui avez écouté, qui avez appris, qui portez maintenant en vous ces histoires. Car c’est ainsi que l’histoire continue de s’écrire : une voix à la fois, un souvenir à la fois, une génération à la fois.
L’histoire des femmes franco-ontariennes n’attend plus d’être écrite. Elle existe désormais, vivante et vibrante, grâce à nous toutes.
-
- Le paradoxe légal Ontario
Aujourd’hui, quand une femme signe l’achat de sa maison, quand une mère enseigne à l’école de ses enfants, quand une agricultrice hérite de la ferme familiale… elle tient entre ses mains la victoire de toutes ces femmes courageuses qui ont refusé les paradoxes de leur époque.
-
1912 - Une journée typique
Une journée typique de 1912
4h30 – Marie-Claire se lève dans l’obscurité froide de l’automne. Elle rallume le feu dans le poêle avec les braises de la veille, puis sort traire les trois vaches Holstein. L’air pique, l’hiver approche. -
1936 - Mes enfants, dans mon temps, fallait que tout soit calculé
Quand j’étais petite, grand-maman Marie-Rose nous racontait toujours comment elle chauffait les fers à repasser sur le poêle à bois… Elle disait : « Mes enfants, dans mon temps, fallait que tout soit calculé. »
-
1945 - La guerre a fini le 8 mai
La guerre a fini le 8 mai, mais moi, j’l’ai su le 15 par la lettre de Germaine et Monsieur Bélanger sur le chemin. Sept jours de retard. Sept jours où le monde célébrait pendant que je traie mes vaches, ignorante de ce qui se passe dans le monde.
-
1960 - Journal de Soeur Marie Claire
15 septembre 1960
La rentrée s’est faite comme chaque année, sous le regard sévère du crucifix qui domine notre petite salle de classe. Trente-deux élèves cette année, de la première à la huitième année, tous entassés dans cette pièce qui sent encore la craie et l’encre fraîche. Les Lacroix, les Bélanger, les Constantineau – les mêmes noms de famille que je connais depuis douze ans.Ce matin, j’ai dû allumer la lampe à l’huile pour corriger les copies avant l’aube.
-
1970 - Journal intime de Céline
Le congrès général vient de se terminer et nous avons voté pour un nouveau nom : Union Culturelle des Franco-Ontariennes. Mlle Estelle Huneault, notre présidente générale, était rayonnante. Elle travaille sans relâche au recrutement de nouvelles membres et croit fermement que ce nouveau nom nous aidera à grandir.
-
1975 - Francine Bédard-Témoignage
8 mars 1975 – Journée de la femme. Je me demande ce que grand-maman penserait de me voir conduire mon auto pour aller aux réunions d’affaires. Les temps changent vite. Mes filles auront encore plus de choix que moi
-
1978 - Journal personnel de Louise
15 mars 1978
Aujourd’hui, quelque chose s’est cassé en moi.
Marc, mon plus vieux de 14 ans, est revenu de l’école secondaire en parlait anglais avec ses frères. ANGLAIS. Dans notre maison. À notre table.
-
1978 - Témoignage Diane
J’avais douze ans en 1978, pis je me souviens encore de l’odeur du thé fort pis de la galette à la mélasse quand maman organisait ses réunions dans notre cuisine. C’était toujours le mardi après-midi, quand papa pis mes frères étaient aux champs.
-
1989 - Témoignage Suzanne LSF
19 novembre 1989 – une date que j’oublierai jamais. C’est le jour où ma mère de 73 ans a parlé français au gouvernement pour la première fois de sa vie. Pis c’est grâce à notre voisine Diane que ça s’est passé.
-
1998 - Journal personnel de Laurence 1998
Aujourd’hui, j’ai appris la nouvelle à la radio en conduisant les enfants à l’école. Radio-Canada. La voix du journaliste qui annonçait: « Le gouvernement Harris ferme l’Hôpital Montfort. »
J’ai dû arrêter le char sur le bord de la route. Mes mains tremblaient trop pour conduire.
-
2017 - Journal personnel de Sarah
17 octobre 2017
Deux jours avant le souper du 400e. Je devrais être en train de finaliser les derniers détails. Au lieu de ça, je suis assise devant mon ordinateur, à écrire. J’écris mon histoire. Pour la douzième fois depuis deux jours. Ce qui s’est passé… je l’ai jamais dit à personne. Même pas à Marc. Même pas à ma mère.
Parce que qui me croirait? Lui, tout le monde le connaît. Tout le monde l’aime. Et moi, je suis qui?
