Cécile Laurin

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Cécile Laurin

Description

Cécile Laurin : quand l’UCFO devient une école de la vie
Cercle d’Earlton

Née en 1928 dans une famille nombreuse du Nord de l’Ontario, Cécile Laurin fait partie de cette génération de femmes pour qui l’éducation s’est souvent arrêtée trop tôt. Aînée des filles de sa famille, elle doit quitter l’école à l’âge de 14 ans pour aider à élever ses frères et sœurs et contribuer aux nombreuses tâches de la ferme familiale. Une réalité fréquente à l’époque, mais qui laisse chez elle un profond désir d’apprendre.

Pendant des années, la vie de Cécile est rythmée par le travail agricole et les responsabilités familiales. Ce n’est qu’après la vente de la ferme familiale et l’installation au village d’Earlton, au début des années 1970, qu’une nouvelle porte s’ouvre devant elle : celle de l’Union culturelle des Franco-Ontariennes.

Pour Cécile, l’UCFO devient bien plus qu’un organisme communautaire. C’est un lieu d’épanouissement, de découvertes et d’apprentissage. Malgré une scolarité interrompue prématurément, elle y développe des compétences en administration, en leadership et en organisation. Elle participe à des ateliers, écrit des poèmes et des histoires, contribue aux activités de bienfaisance et s’implique dans les projets de tissage, de couture et de collecte de fonds.

Son engagement la mène même à la présidence du Cercle d’Earlton, fonction qu’elle occupe avec fierté. Organiser des événements d’envergure, mobiliser des bénévoles, accueillir la communauté : elle le fait avec une énergie remarquable. Sa fille Lise se souvient encore de la fierté de son père lorsqu’il la voyait mener à bien ces projets qui semblaient autrefois hors de portée pour une femme privée d’études supérieures.

Bénévole infatigable, Cécile consacre des journées entières aux œuvres communautaires. Son engagement dépasse largement les murs de l’UCFO : elle participe aux bazars, aux activités paroissiales et à toutes les initiatives susceptibles d’aider les autres.

Pour elle, l’UCFO aura été une véritable école de la vie. Un endroit où elle a pu développer des talents que les circonstances de son enfance n’avaient pas permis d’explorer. Son parcours témoigne de la force tranquille des femmes franco-ontariennes qui, malgré les obstacles, ont su bâtir leur communauté et transmettre aux générations suivantes le goût de l’engagement.

Aujourd’hui encore, son héritage se poursuit à travers sa fille Lise, qui perpétue les valeurs de solidarité, de bénévolat et de fierté francophone qu’elle lui a léguées.

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