Diane Brissette

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Diane Brissette

Description

De la timidité au leadership : Le parcours lumineux de Diane Brissette
Cercle de Pain Court

Depuis 40 ans, Diane Brissette incarne la ténacité et la générosité des femmes qui ont façonné l’Union Culturelle des Franco-Ontariennes. Membre fondatrice du cercle de Pain Court en 1987, elle y occupe d’abord le rôle de secrétaire, puis s’implique sans interruption au sein de l’exécutif, tant au niveau local que régional, jusqu’à porter la voix des membres comme présidente provinciale. Son parcours témoigne d’un engagement profond, façonné par le désir de se dépasser et de contribuer à sa communauté.

À l’époque, Diane est mère de quatre enfants âgés de zéro à cinq ans. Sa vie est rythmée par les besoins des tout-petits, et elle ressent un besoin puissant : celui d’avoir du temps pour elle, de sortir, de respirer, de se retrouver. Alors, lorsque l’on annonce qu’un cercle de l’UCFO ouvre à Pain Court, la décision est immédiate. « Je voulais faire quelque chose pour moi », se souvient-elle. Ce simple oui deviendra le point de départ d’une transformation personnelle majeure.

Les premiers gestes d’engagement de Diane sont profondément ancrés dans la solidarité : aider les banques alimentaires, amasser des denrées, offrir des cadeaux aux enfants durant les fêtes, distribuer des livres à l’école. À travers ces actions, elle découvre la force du collectif et la place indispensable de l’UCFO dans la vie communautaire.

La région de Pain Court, isolée géographiquement du reste de l’Ontario francophone, rend parfois la collaboration plus difficile. « Chacun fait sa petite affaire », dit-elle. Mais chaque fois qu’une conférence ou une formation s’offre à elles, les membres foncent. Ces occasions nourrissent leur volonté de continuer, d’apprendre et de rester connectées.

Pour Diane, l’UCFO a été bien plus qu’un simple organisme : c’est un espace de transformation. Elle, qui se décrit comme timide et discrète, y découvre peu à peu sa voix. Les comités lui permettent de s’épanouir. Elle apprend à parler en public, donne même des cours, un exploit qu’elle n’aurait jamais imaginé auparavant. « Plus je m’impliquais, plus j’apprenais, et plus ma confiance se bâtissait », dit-elle. Assumer la présidence à tous les niveaux demeure l’une de ses plus grandes fiertés.

Aujourd’hui à la retraite, près plusieurs années à garder des enfants et 18 ans en restauration, Diane consacre encore son énergie à la banque alimentaire. Chaque mois, le cercle se mobilise pour répondre à des besoins toujours grandissants. « C’est une action concrète. La communauté est très reconnaissante envers nous », affirme-t-elle.

L’avenir, pour elle, demeure teinté d’incertitudes. Les femmes d’aujourd’hui jonglent avec des horaires serrés, et l’absence d’un local fixe complique les activités du cercle. Se réunir dans un restaurant ou dans un local emprunté limite les possibilités d’offrir des ateliers ou des formations. Mais malgré les défis, l’esprit de solidarité reste vivant.
À celles qui songent à s’impliquer, Diane offre un conseil simple et puissant : « N’ayez pas peur. Prenez votre place, même dans les postes importants. L’Union culturelle est très transformateur. Quand je regarde mon parcours des 38 dernières années, je vois combien je ne suis plus la même femme. »

Un témoignage lumineux, à l’image d’une femme qui, en s’impliquant pour les autres, a aussi découvert la meilleure version d’elle-même.

 

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