Doris Riopel
Description
Doris Riopel : Une bâtisseuse de la francophonie à Chapleau
Cercle de Chapleau
Née à Joliette, au Québec, Doris Riopel a trouvé sa véritable vocation bien plus au nord, en Ontario, lorsqu’elle y emménage en 1969 avec son mari Guy. Nouvelle venue à Chapleau, cette mère de cinq enfants ne tarde pas à s’impliquer activement dans sa communauté d’adoption, mue par un profond désir d’assurer un avenir florissant aux familles francophones de la région.
C’est une entrevue radiophonique sur les ondes de TFO, mettant en vedette Denise Séguin, qui déclenche chez Doris une étincelle déterminante. Inspirée par cette pionnière de l’Union Culturelle des Franco-Ontariennes, Doris décide de fonder un cercle local à Chapleau. Elle parvient à mobiliser une vingtaine de femmes et, le 23 avril 1987, concrétise ce rêve lors de la signature officielle d’affiliation. Ce moment marque le début d’une aventure communautaire marquante.
Doris s’est illustrée à tous les niveaux de l’UCFO : huit ans à la présidence du cercle local, suivis de quatre années à la tête de la région, puis quatre années à la présidence provinciale. Mais son influence s’étend bien au-delà de cet engagement. Elle joue un rôle crucial dans l’obtention de cours pour les élèves francophones du secondaire, milite pour l’ouverture de la première école secondaire francophone à Chapleau en 2000, et préside pendant deux mandats le Centre culturel Louis-Hémon.
Sa passion pour l’artisanat devient un vecteur de transmission culturelle, notamment à travers le projet intergénérationnel du club Maria Chapdelaine. Elle partage son savoir-faire avec les élèves, organisant même une exposition intitulée Doigts de fée, rassemblant ses œuvres en tissage, broderie, couture et plus encore.
Engagée sur tous les fronts , hockey junior B, Filles d’Isabelle, comités communautaires, Doris Riopel est reconnue comme bénévole de l’année, puis femme de l’année. Elle laisse une empreinte durable dans le paysage franco-ontarien, consolidant le cercle de l’UCFO de Chapleau sur des bases solides qui perdurent encore aujourd’hui.
Le 17 septembre 2023, Doris s’éteint après un long combat contre la maladie. En signe de reconnaissance, l’Alliance des francophones engagés de Chapleau met le drapeau franco-ontarien en berne. Une façon poignante de saluer une femme dont la vie fut entièrement consacrée à faire rayonner la francophonie.

