Nycole Boisclair

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Nycole Boisclair

Description

Nycole Boisclair – Une passion cousue d’engagements
Cercle de Windsor

Femme déterminée et engagée, Nycole Boisclair incarne la persévérance tranquille de celles qui bâtissent leur communauté un geste à la fois. Native de Tecumseh, elle a consacré une grande partie de sa vie à faire rayonner la francophonie à Windsor à travers son implication dans l’Union Culturelle des Franco-Ontariennes et au sein d’autres organismes communautaires.

Formée en couture, Nycole a toujours aimé le travail minutieux, la création de ses mains et le partage de son savoir-faire. Mais c’est surtout à travers son engagement bénévole qu’elle a le plus marqué sa communauté. Son tout premier souvenir d’implication remonte à ses années au Centre communautaire francophone, la Place Concorde. Elle se rappelle les brunchs du dimanche, organisés et servis par des bénévoles : « C’est là que j’ai commencé. J’aimais ça. On travaillait ensemble, pour notre monde. »

C’est son amie Carole Gagnon qui lui ouvre les portes de l’UCFO, en 2000. Depuis, elle n’a jamais quitté le cercle de Windsor. Pour Nycole, c’est plus qu’un regroupement de femmes : c’est une famille tissée serrée, un espace d’entraide et de transmission. « L’UCFO a fait beaucoup pour moi. J’ai eu des formations, je me suis fait des amies. J’ai appris énormément. Les membres ont beaucoup à montrer. »

Parmi ses grandes fiertés, on retrouve ses cours de courtepointe, où elle transmet avec passion son art aux jeunes générations. Enseigner, pour elle, c’est plus qu’un geste technique : c’est un moyen de maintenir le lien culturel et de garder vivant l’héritage franco-ontarien.

Mais tout n’a pas été simple. À Windsor, la communauté francophone est éparpillée, ce qui rend la mobilisation difficile. Et comme dans plusieurs cercles, le vieillissement des membres pose un défi. « Aujourd’hui, c’est surtout des femmes de 70 ans et plus. On aimerait bien voir arriver des femmes de 50 à 60 ans, mais elles sont souvent très occupées. » Malgré tout, Nycole garde espoir. Le soutien du provincial, les cours offerts, et l’ouverture envers les plus jeunes la rendent optimiste : « Les jeunes peuvent apprendre beaucoup. Et nous autres, les plus vieilles, on a l’expérience. Elles peuvent s’en servir. »

Son implication a été soulignée par la Distinction de bénévolat de la Ville de Windsor, une reconnaissance qui confirme la portée de son engagement au fil des années.

Pour Nycole, l’UCFO est essentielle à la vitalité de la francophonie féminine en Ontario. Elle rêve de voir l’organisation atteindre son centenaire. « C’est notre gros souhait : qu’on se rende à 100 ans. »

Quand on lui demande pourquoi les jeunes femmes devraient s’y joindre, elle répond sans hésitation : « L’UCFO, c’est une très bonne organisation. Ici à Windsor, on donne plusieurs cours. Mais on veut que les jeunes restent avec nous, qu’elles s’impliquent dans les réunions, dans les activités. Et peut-être qu’elles en amèneront d’autres. »

Avec une vie cousue de gestes généreux, d’enseignement et de solidarité, Nycole Boisclair est l’une de ces femmes qui, par leur engagement discret mais soutenu, laissent une empreinte durable dans leur communauté.

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