Paulette Paquet
Description
Portrait de Paulette Paquet : Une pionnière du cercle de Virginiatown
Depuis plus de quarante ans, Paulette Paquet fait partie du cœur battant du cercle de Virginiatown. Membre dès les premiers jours, littéralement à la création du cercle, elle en est devenue l’une des figures les plus constantes, les plus engagées et les plus rassembleuses. Pour plusieurs, son nom est indissociable de l’UCFO : presque toute son histoire locale porte l’empreinte de son implication.
Mariée et mère de quatre filles, Paulette a d’abord consacré sa jeunesse et ses premières années d’adulte à la santé. Formée à l’hôpital Saint-Vincent d’Ottawa à la fin des années 1960, elle travaille plusieurs années dans le milieu hospitalier avant de s’installer pleinement dans sa communauté. Si son parcours professionnel est marqué par le soin et la présence auprès des autres, son parcours communautaire suit exactement la même direction.
Son entrée à l’UCFO s’est faite naturellement, guidée par l’exemple inspirant de sa belle-mère, impliquée dans le Cercle des fermières au Québec. Lorsque l’occasion de fonder un cercle s’est présentée à Virginiatown, Paulette n’a pas seulement rejoint le mouvement : elle l’a porté, soutenu et dirigé. « J’ai quasiment toujours été présidente », dit-elle simplement, comme si cette responsabilité allait de soi. Pour elle, l’engagement n’a jamais été une obligation, mais une manière d’être.
Au fil des décennies, Paulette participe à d’innombrables projets, dont plusieurs ont marqué la vie communautaire. L’un de ses premiers souvenirs : la création d’une plaque commémorative regroupant les noms des prêtres ayant servi la paroisse depuis sa fondation. Un geste de reconnaissance collective, financé par l’UCFO et remis en don, symbole parfait de la profonde relation entre le cercle et sa communauté.
C’est aussi au sein de l’UCFO que Paulette apprend à tricoter, à tisser, et qu’elle gagne en confiance, notamment à parler en public et à prendre sa place comme leader. Les cercles de femmes ont non seulement nourri ses habiletés, mais également élargi son horizon social : « Oui, je me suis fait des amies à travers l’Ontario », dit-elle avec chaleur. Encore aujourd’hui, elle aime les retrouver lors des rencontres provinciales, heureuse de revoir ces visages familiers.
Paulette a aussi porté des initiatives populaires : les ventes de Noël, les activités du 1er juillet, et plus récemment, l’organisation de bingos qui rassemblaient la communauté jusqu’à ce que de nouvelles lois viennent ralentir l’élan. La population, d’ailleurs, lui demande encore quand ces soirées reviendront, preuve de l’impact de son travail.
Mais Paulette observe aussi avec lucidité les défis d’aujourd’hui. Le cercle vieillit, les membres peinent à suivre le rythme rapide des changements organisationnels, et la relève tarde à se manifester. Deux de ses filles ont rejoint l’UCFO, mais elle s’inquiète tout de même : « Les jeunes ne se joignent pas… c’est difficile. Les changements vont trop vite. » Elle appelle à un renouvellement qui respecte le rythme des membres plus âgés et valorise leur sagesse.
Malgré ces défis, son attachement au cercle demeure entier. Paulette Paquet est une pionnière, une mémoire vivante et une force de continuité. Sans éclat inutile, mais avec une constance admirable, elle incarne l’esprit des débuts : celui d’un mouvement porté par des femmes qui voulaient faire une différence, tisser des liens, apprendre ensemble et mettre leurs mains au service du bien commun.
Grâce à des femmes comme elle, l’histoire de l’UCFO continue de s’écrire.

