Suzelle Grégoire

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Suzelle Grégoire

Description

Suzelle Grégoire : quand l’engagement devient une vocation
Cercle d’Embrun

Figure bien connue d’Embrun, Suzelle Grégoire incarne depuis des décennies le sens du don de soi, de l’accueil et de l’engagement communautaire. Présidente du cercle d’Embrun pendant dix ans, elle y a laissé une empreinte profonde, marquée par son leadership rassembleur et son amour sincère des gens.

Mariée très jeune, à 18 ans et demi, à Maurice Grégoire, Suzelle a construit sa vie autour de la famille et du travail. Ensemble depuis plus de 60 ans, le couple a élevé trois enfants, deux filles et un garçon, et voit aujourd’hui grandir une belle famille de petits-enfants, qu’elle considère comme une richesse inestimable. Cette notion de famille élargie, presque communautaire, a toujours guidé ses actions.

Pendant près de 30 ans, Suzelle et son mari ont été au cœur de la vie du centre communautaire d’Embrun. Ils en ont pris soin comme si c’était leur propre maison : location de la salle, organisation d’événements, entretien, accueil des gens, restauration. Suzelle gérait particulièrement le restaurant, tandis que Maurice s’occupait de l’entretien et, en parallèle, poursuivait son engagement comme pompier, puis chef pompier. Une vie bien remplie, exigeante, mais profondément enracinée dans le service aux autres.

Son engagement à l’UCFO ne date pas d’hier. Inspirée par sa mère, sa grand-mère et ses sœurs, Suzelle a naturellement suivi leurs traces. L’implication communautaire faisait partie de son quotidien. À la présidence du cercle d’Embrun, elle a su mobiliser les femmes autour d’activités rassembleuses, toujours avec un souci de créer un climat chaleureux et familial. Pour elle, l’UCFO était avant tout un lieu pour se faire des amies, jaser, rire et briser l’isolement.

Organisatrice née, Suzelle aimait prendre les choses en main, proposer des idées, créer des thèmes, encourager la participation et valoriser chacune. Elle reconnaît aussi l’importance du travail d’équipe et des personnes qui arrivent « au bon moment », apportant de nouvelles idées, comme l’utilisation de Facebook pour rejoindre davantage de femmes.

Aujourd’hui, à l’aube de ses 80 ans, Suzelle a choisi de ralentir, notamment en raison de problèmes de santé. Quitter la présidence n’a pas été un deuil difficile : elle savait qu’elle avait donné tout ce qu’elle pouvait et qu’un bon comité était en place pour poursuivre le travail. Elle demeure fière de ce qui a été accompli.

Son regard sur l’évolution de l’engagement communautaire est lucide. Elle constate que les façons de faire ont changé, que le numérique prend plus de place et que certaines femmes décrochent. Pourtant, elle reste convaincue que la clé demeure la même : offrir des moments agréables, humains, où les femmes ont envie de revenir et d’amener d’autres avec elles.
À celles qui souhaitent s’engager aujourd’hui, Suzelle conseille de commencer simplement, de créer des liens, de prendre le temps de se parler et de bâtir un esprit d’appartenance. Car, pour elle, l’engagement n’a jamais été une question de formalités, mais bien de cœur, de présence et de solidarité.

 

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