Voici une ligne du temps contextuelle de l’histoire des femmes depuis le début des 1900 à nos jours.  Chaque bulle (ou carré) représente une information pertinente, une capsule audio ou réfère à un document.  Explorez!

Ontario
français

1912
  • Règlement 17 : Le gouvernement ontarien adopte ce règlement discriminatoire qui limite l’enseignement du français à seulement 2 heures par semaine dans les écoles, déclenchant 15 ans de résistance organisée par les communautés franco-ontariennes pour préserver leur langue et leur culture face à l’assimilation forcée.

    Une journée typique de 1912
    4h30 – Marie-Claire se lève dans l’obscurité froide de l’automne. Elle rallume le feu dans le poêle avec les braises de la veille, puis sort traire les trois vaches Holstein. L’air pique, l’hiver approche.

  • La « Guerre des épingles à chapeaux » est un événement majeur de l’histoire franco-ontarienne survenu le 7 janvier 1916 à Ottawa, où des mères francophones ont utilisé des épingles à chapeau, rouleaux à pâte et casseroles pour protéger l’école Guigues contre la fermeture par la police, assurant la survie de l’enseignement en français.

  • « La Patente » + abrogation Règlement 17 : L’Ordre de Jacques-Cartier (« La Patente »), société secrète exclusivement masculine fondée en 1926 à Eastview, prend le contrôle du pouvoir franco-ontarien tandis que le Règlement 17 est abrogé après 15 ans de lutte.

  • Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO) : Cette organisation agricole voit le jour pour défendre les intérêts économiques des familles rurales francophones d’Ontario alors que la Grande Dépression frappe durement les agriculteurs, forçant les femmes à devenir les piliers économiques des foyers.

  • Les Quintuplées Dionne: Cinq filles naissent dans la plus extrême pauvreté à Callander (Ontario rural). Leur père Oliva et leur mère Elzire se voient enlever leurs quintuplées par le gouvernement.  Ils exhibent les quintuplées aux touristes pour 25¢ l’entrée attirant 6 millions de visiteurs (plus que les chutes du Niagara). Pour plusieurs, c’est le symbole ultime de la déshumanisation des francophones pauvres.

  • Union catholique des fermières (UCF) : Les fermières (femmes de cultivateurs) franco-ontariennes créent leur propre réseau d’entraide à travers une association « soeur » de l’Union des cultivateurs franco-ontariens.  Le premier cercle de l’UCF nait à Wendover sous la tutelle de Mme Valentine Lacasse.  Un deuxième cercle à Clarence Creek vient s’ajouter peu après.  Du Sud au Nord de l’Ontario, les cercles de l’UCF se multiplient peu à peu.

    Quand j’étais petite, grand-maman Marie-Rose nous racontait toujours comment elle chauffait les fers à repasser sur le poêle à bois… Elle disait : « Mes enfants, dans mon temps, fallait que tout soit calculé. »

  • Seconde Guerre mondiale : Les femmes franco-ontariennes remplacent massivement les hommes partis au front dans les usines d’armement, les chantiers navals et les services essentiels, acquérant une expérience professionnelle rémunérée hors du foyer qui transformera irréversiblement leurs rôles sociaux.

  • Après-guerre et incorporation UCFO : Alors que l’Union des Cultivateurs Franco-Ontariens est officiellement incorporée, certaines conquêtes professionnelles féminines de la guerre sont maintenues malgré la pression sociale du retour au foyer et du baby-boom.

    La guerre a fini le 8 mai, mais moi, j’l’ai su le 15 par la lettre de Germaine et Monsieur Bélanger sur le chemin. Sept jours de retard. Sept jours où le monde célébrait pendant que je traie mes vaches, ignorante de ce qui se passe dans le monde.

  • Modernisation des campagnes franco-ontariennes : L’arrivée des électroménagers, des routes asphaltées et du téléphone transforme radicalement le quotidien des femmes rurales du sud et de l’est ontarien, leur offrant un accès accru à l’éducation et à des emplois diversifiés hors agriculture.

  • ÉLECTRIFICATION du NORD ONTARIEN : enfin le réseau électrique arrive à North Bay- la porte du Nord.  Réfrigérateurs, laveuses électriques, cuisinières, radios…tout devient possible avec le  raccordement au réseau hydro-électrique.  Les femmes auront plus de temps pour leurs loisirs, et leur travail domestique en sera allégé.

  • 15 septembre 1960
    La rentrée s’est faite comme chaque année, sous le regard sévère du crucifix qui domine notre petite salle de classe. Trente-deux élèves cette année, de la première à la huitième année, tous entassés dans cette pièce qui sent encore la craie et l’encre fraîche. Les Lacroix, les Bélanger, les Constantineau – les mêmes noms de famille que je connais depuis douze ans.
    Ce matin, j’ai dû allumer la lampe à l’huile pour corriger les copies avant l’aube.

  • Fin des standardistes à Hawkesbury : La numérotation automatique chez Bell supprime le dernier métier féminin francophone traditionnel (opératrices téléphoniques) dans les services téléphoniques régionaux. Il est maintenant possible de composer un numéro de téléphone interurbain de façon indépendante et à volonté.

  • L’UCF devient l’Union Culturelle des Franco-Ontariennes (UCFO) : L’organisation rurale catholique se transforme en mouvement culturel et féministe moderne, marquant le passage de l’entraide paroissiale à l’affirmation identitaire collective. Ce ne fut pas sans heurts et sans négociations.  Ce changement a causé un fractionnement de l’association en deux factions: une est devenue l’organisme actuel (UCFO) et l’autre l’Association des Fermières de l’Ontario.

    Céline
    Le congrès général vient de se terminer et nous avons voté pour un nouveau nom : Union Culturelle des Franco-Ontariennes. Mlle Estelle Huneault, notre présidente générale, était rayonnante. Elle travaille sans relâche au recrutement de nouvelles membres et croit fermement que ce nouveau nom nous aidera à grandir.

  • Double jalon historique :

    La création du drapeau franco-ontarien  le drapeau franco-ontarien est hissé pour la première fois à l’Université de Sudbury le 25 septembre 1975.

    L’Année internationale de la femme (ONU). Les Franco-Ontariennes rurales deviennent les porteuses symboliques de l’identité collective ET du féminisme mondial.

    Francine Bédard-Témoignage
    8 mars 1975 – Journée de la femme. Je me demande ce que grand-maman penserait de me voir conduire mon auto pour aller aux réunions d’affaires. Les temps changent vite. Mes filles auront encore plus de choix que moi

  • Journal Louise

    15 mars 1978: Aujourd’hui, quelque chose s’est cassé en moi. Marc, mon plus vieux de 14 ans, est revenu de l’école secondaire en parlait anglais avec ses frères. ANGLAIS. Dans notre maison. À notre table.

    Témoignage Diane
    J’avais douze ans en 1978, pis je me souviens encore de l’odeur du thé fort pis de la galette à la mélasse quand maman organisait ses réunions dans notre cuisine. C’était toujours le mardi après-midi, quand papa pis mes frères étaient aux champs.

  • 19 novembre 1989 – une date que j’oublierai jamais. C’est le jour où ma mère de 73 ans a parlé français au gouvernement pour la première fois de sa vie. Pis c’est grâce à notre voisine Diane que ça s’est passé.

  • En 1992, il y avait un désir de créer un espace de discussion féministe depuis quelques années. Plus d’une centaine de femmes se sont réunies au premier colloque sur l’intervention féministe à l’Université Laurentienne. La Table féministe francophone de concertation provinciale de l’Ontario est née et ses membres se sont réunies deux fois par année jusqu’en 2018. La Table avait un grand volet d’éducation populaire, elle regroupait plus d’une vingtaine d’organismes de femmes œuvrant en Ontario et quelques membres individuels. La Table a aussi contribué à aider des groupes de femmes à s’organiser. Par exemple, le Mouvement ontarien des femmes immigrantes francophones (MOFIF) s’est développé au travers de la Table

  • En 1992, il y avait un désir de créer un espace de discussion féministe depuis quelques années. Plus d’une centaine de femmes se sont réunies au premier colloque sur l’intervention féministe à l’Université Laurentienne. La Table féministe francophone de concertation provinciale de l’Ontario est née et ses membres se sont réunies deux fois par année jusqu’en 2018. La Table avait un grand volet d’éducation populaire, elle regroupait plus d’une vingtaine d’organismes de femmes œuvrant en Ontario et quelques membres individuels. La Table a aussi contribué à aider des groupes de femmes à s’organiser. Par exemple, le Mouvement ontarien des femmes immigrantes francophones (MOFIF) s’est développé au travers de la Table

  • En 1998, le gouvernement de l’Ontario permet la création des conseils scolaires francophones.

    En parallèle, de 1997-1999 c’est la Crise SOS Montfort où 100 000 personnes manifestent à Ottawa.

    Gisèle Lalonde devient icône mondiale de la résistance minoritaire.

    Aujourd’hui, j’ai appris la nouvelle à la radio en conduisant les enfants à l’école. Radio-Canada. La voix du journaliste qui annonçait: « Le gouvernement Harris ferme l’Hôpital Montfort. »
    J’ai dû arrêter le char sur le bord de la route. Mes mains tremblaient trop pour conduire.

  • Lutte continue pour des services en français : Les femmes franco-ontariennes défendent les programmes ruraux malgré les compressions provinciales récurrentes..  Les femmes de la route 11 publient des articles d’intérêt sur des femmes « illustres » franco-ontariennes.

  • #MoiAussi franco-ontarien :

    Des femmes dans les médias, du secteur de l’éducation, de la santé publique et des arts témoignent de situations de harcèlement, et emboîtent le pas au mouvement #MeToo mondial qui ramène la violence et le harcèlement contre les femmes à la une.  Ironiquement, cela sonnera presque le glas pour la Table féministe francophone de concertation provinciale de l’Ontario, qui cessera ses activités en 2018 faute de financement.  Qui se demande si la table faisait trop de bruit??

    17 octobre 2017
    Deux jours avant le souper du 400e. Je devrais être en train de finaliser les derniers détails. Au lieu de ça, je suis assise devant mon ordinateur, à écrire. J’écris mon histoire. Pour la douzième fois depuis deux jours. Ce qui s’est passé… je l’ai jamais dit à personne. Même pas à Marc. Même pas à ma mère.

    Parce que qui me croirait? Lui, tout le monde le connaît. Tout le monde l’aime. Et moi, je suis qui?

  • Pandémie et femmes rurales :

    Pour les femmes, pandémie veut dire isolement extrême, une explosion violence conjugale (+30%) avec aucune chance de fuir son abuseur parce qu’on est confinés, une charge mentale totale de la famille et de l’éducation temporaire des enfants, la fermeture des écoles et garderies…bref du 24/7 pour toutes les mères franco-ontariennes. Est-ce qu’on arrive à mieux partager les tâches domestiques et la charge des enfants pendant ce temps?  À votre avis?

    On est le 13 mars 2021, exactement un an jour pour jour depuis que le monde s’est arrêté. Si vous êtes en train d’écouter ça, c’est que vous avez survécu vous aussi. On est tous des héros ordinaires de notre propre histoire franco-ontarienne.

  • Le nouveau premier ministre Mark Carney décide d’annuler le poste de ministre de Femmes et Égalité des genres dès son entrée au gouvernement fédéral en mars 2025.  Ceci suscite de vives réactions de la part de plusieurs organismes de femmes au pays.  Dans la foulée, il dissous également le ministère de la Diversité de l’Inclusion et des Personnes en situation de handicap.  Selon les plans du gouvernement, on laisse sous-entendre que les dossiers liés à l’égalité des genres et à la condition féminine sont intégrés dans d’autres ministères….mais…les femmes savent que ce n’est pas viable ou souhaitable.

    A la fin de l’année, Carney annonce des coupures de 81% au ministère de Femmes et Égalité des genres Canada.  C’est un retour à l’invisibilité institutionnelle des femmes après 90 ans luttes.  Pourtant l’électorat canadien est composé de plus de 50% de femmes…  Il y a des équations qui ne se font pas.

     

  • Capsule audio– l’agricultrice du futur–franco-ontarienne!

2040

Canada
français

1912
  • 1912 - 

    Industrialisation du Québec : La croissance économique et l’urbanisation rapide créent de nouveaux emplois industriels pour les femmes mais génèrent aussi des tensions majeures sur la langue, la religion et l’éducation au sein du Canada français traditionnel.

  • 1916 - 

    En janvier 1916, le Manitoba devient la première province à accorder le droit de vote et d’éligibilité aux femmes aux élections provinciales.  Le monde est plongé dans la Première Guerre mondiale, qui s’enlise dans une guerre d’usure, tandis que le Canada français traverse une période de tension politique accrue, et une baisse du recrutement volontaire. 

  • 1926-1927 - 

    Consolidation culturelle québécoise : Les élites canadiennes-françaises créent des institutions culturelles et éducatives solides (presse, collèges classiques, syndicats catholiques) pour contrer l’anglicisation croissante au Québec

  • 1934 - 

    Scandale national Dionne : Le Québec francophone dénonce avec indignation cette exploitation calculée d’une famille pauvre par l’élite médicale et anglophone ontarienne, révélant les fractures profondes du Canada.

  • 1936 - 

    Mouvements féminins catholiques au Québec : L’Église structure l’action féminine à travers cercles d’études, ligues sociales et formation ménagère professionnelle, encadrant l’émergence d’une conscience collective.

  • 1939-1945 - 

    2ème guerre mondiale – Rosie la Riveteuse québécoise : Près de 600 000 femmes québécoises entrent sur le marché du travail industriel (munitions, avions), marquant la plus grande mobilité sociale féminine de l’histoire du Canada français.

  • 1945 - 

    Tension famille/modernisation au Québec : Les hommes revenus du front veulent remettre les femmes au foyer, mais les aspirations au travail et à l’autonomie acquises pendant la guerre persistent chez les jeunes générations.

  • 1955 - 

    « Femme d’aujourd’hui » (1955-1965) : Émission quotidienne de Radio-Canada attirant 1 million de téléspectateurs. Conseils pratiques (cuisine, santé, éducation enfants) qui socialisent les femmes au foyer à travers tout le Canada français.

  • 1958 - 

    Québec électrifié 25 ans avant : Femme d’aujourd’hui  ont des recettes à la radio depuis 1955– pendant dans le nord, on lavait encore le linge au ruisseau.

  • 1963 - 

    Transition « Femme d’aujourd’hui » → « Pour vous mesdames » (1965) : L’émission évolue vers un contenu plus féministe abordant l’égalité professionnelle et l’autonomie des femmes, reflétant la « deuxième vague ».

  • 1970 - 

    Apogée de « Pour vous mesdames » : L’émission nationale débat ouvertement de féminisme, divorce, contraception et égalité professionnelle, influençant directement les femmes des foyers ruraux à travers le Canada français.

  • 1975 - 

    Mouvements féministes québécois : Revendications pour les crèches collectives, l’égalité salariale réelle et la protection contre la violence conjugale. « Pour vous mesdames » reste diffusée jusqu’en 1982.

  • 1989 - 

    Féminisme institutionnalisé au Québec : Création de maisons d’hébergement pour femmes violentées, cours universitaires sur les études féminines, politiques publiques d’égalité professionnelle.

  • 1998 - 

    Francophonie canadienne diversifiée : Acadiens, Manitobains et Ontariens francophones coordonnent leur défense des droits linguistiques et institutionnels face à l’État fédéral.

  • 2012 - 

    Printemps érable Québec : étudiantes (majoritairement femmes) mènent grève 4 mois contre hausse frais universitaire.

  • 2017 - 

    #MoiAussi au Québec : Plus de 20 000 témoignages publics. Démission de politiciens, enquêtes systémiques dans toutes les institutions francophones (écoles, Église, médias).
  • 1920-2022 - 

    COVID au Québec : Augmentation de 84% des appels pour violence conjugale. Fermeture services sociaux expose les vulnérabilités structurelles des femmes francophones.

  • 2022 - 

    COVID Québec : Augmentation de +84% des appels pour la violence conjugale. La fermeture des services sociaux expose la vulnérabilité des femmes francophones.

  • 2025 - 

    Québec dénonce : francophones minoritaires fédéraux abandonnés. Programmes femmes francophones supprimés drastiquement.

2026

Femmes
dans le monde

1912
  • 1912 - 

    Suffrage féminin et grève de Lawrence : Alors que le droit de vote progresse dans plusieurs pays, 20 000 ouvrières textiles immigrantes (dont beaucoup francophones) à Lawrence (Massachusetts) mènent une grève historique de 10 semaines pour de meilleurs salaires et la reconnaissance syndicale.

  • 1916 - 

    Janvier 1916 marque la transition vers une « guerre totale », où les pertes humaines deviennent massives et nécessitent une mobilisation économique et démographique sans précédent. 

  • 1926-1927 - 

    Élargissement suffrage mondial : Le droit de vote féminin se généralise en Europe (Royaume-Uni 1918, Allemagne 1918, France 1944) tandis que les luttes ouvrières féminines se structurent dans les syndicats internationaux.

  • 1929 - 

    Crise mondiale et rôle économique féminin :
    Avec 25% de chômage mondial, les femmes deviennent les soutiens essentiels des familles grâce à des réseaux d’entraide, de troc et de travail informel à domicile.

  • 1934 - 

    Luttes ouvrières féminines mondiales : Les années 1930 voient une syndicalisation massive des femmes dans les industries textiles et de confection aux États-Unis et en Europe, avec des grèves spontanées contre les salaires de misère.

  • 1936 - 

    Œuvres sociales féminines internationales : Les anciennes suffragettes se reconvertissent en philanthropes créant écoles, orphelinats et cliniques à travers le monde occidental.

  • 1945 - 

    Mixité du travail post-guerre : Les femmes conservent certains emplois spécialisés (soudure, comptabilité) mais subissent une forte pression sociale pour le retour au foyer et la natalité (Baby Boom).

  • 1945 - 

    Mixité du travail post-guerre : Les femmes conservent certains emplois spécialisés (soudure, comptabilité) mais subissent une forte pression sociale pour le retour au foyer et la natalité (Baby Boom).

  • 1955 - 

    Début de la deuxième vague féministe : Betty Friedan publie « The Feminine Mystique » (1963), dénonçant le rôle exclusif de la femme au foyer. Mouvement intellectuel féministe qui émerge aux États-Unis et en Europe.

  • 1963 - 

    Deuxième vague féministe s’amplifie : Commercialisation de la pilule contraceptive, luttes pour l’égalité salariale et contre la discrimination professionnelle aux États-Unis et en Europe occidentale.

  • 1970 - 

    Revendications corps et autonomie : Les mouvements féministes mondiaux exigent la contraception, le divorce sans faute, la garde partagée des enfants et l’égalité salariale réelle dans tous les secteurs professionnels

  • 1975 - 

    Année internationale de la femme (ONU) : Premier forum mondial à Nairobi avec 6 000 déléguées. Adoption de la CEDAW (Convention élimination discrimination femmes). Tournant juridique international majeur.

  • 1978 - 

    Deuxième vague féministe s’amplifie : Commercialisation de la pilule contraceptive, luttes pour l’égalité salariale et contre la discrimination professionnelle aux États-Unis et en Europe occidentale.

  • 1989 - 

    Féminisme global et institutionnel : Conférence de Beijing (1995) institutionnalise études de genre. ONU/Banque mondiale intègrent perspective genre dans développement économique mondial.

  • 1998 - 

    Féminisme institutionnalisé mondial : Quotas de parité, lois électorales favorisant femmes, développement académique des études de genre, application CEDAW dans 190 pays.

  • 2012 - 

    Malala Yousafzai : 15 ans, tire dessus talibans Pakistan pour crime d’aller à l’école. Survécu. Nobel Paix 2014 (17 ans). Symbole mondial éducation filles. + Printemps arabe : femmes en 1ère ligne (Tunisie, Égypte).

  • 2017 - 

    #MeToo mouvement mondial : 19 millions de tweets, 12 millions de posts Facebook (2017-2019). Chute de Harvey Weinstein. Lois du travail modifiées dans 85 pays.

  • 2020-2022 - 

    Pandémie et féminicide mondial : +30% féminicides dans le monde. Fermeture écoles = 100 millions d’enfants à domicile = femmes quittent emploi en masse. Dépendance économique accrue.

  • 2022 - 

    Dobbs v. Jackson (USA) : Cour suprême USA ANNULE Roe v. Wade. 14 États interdisent avortement total dès 6 semaines. 26M de femmes perdent le droit constitutionnel avortement. Recul de 50 ans sur droits reproductifs.

  • 2025 - 

    Revendications CEDAW mondiales : ONU exige États maintiennent financements égalité malgré austérité. USA post-Dobbs : 12 États « sanctuaires avortement », 14 États interdiction totale. Malala éducation : 130M filles école monde (progrès fragile).

2026

Droits des femmes
(Canada/Ontario)

1912
  • Droit de vote provincial 1917 : Les femmes obtiennent enfin le droit de vote aux élections provinciales en Ontario, marquant la première reconnaissance officielle de leur citoyenneté politique active dans la province.

  • États-Unis : Fondation du Parti national des femmes (National Woman’s Party – NWP) en 1916, une organisation politique dédiée à la lutte pour le droit de vote des femmes.

    Émancipation par le travail : Avec la guerre, les femmes remplacent les hommes dans de nombreux secteurs (agriculture, administrations, usines de munitions). Elles accèdent à une certaine indépendance financière, bien que ce soit souvent temporaire.

    Engagement militaire : Bien que non autorisées à combattre, de nombreuses femmes servent comme infirmières (les « Nursing Sisters » au Canada) sur le front.

  • Droit de vote provincial 1917 : Les femmes obtiennent enfin le droit de vote aux élections provinciales en Ontario, marquant la première reconnaissance officielle de leur citoyenneté politique active dans la province.

    Vote fédéral + marriage bar + « Mme [mari] » : Les femmes obtiennent le droit de vote fédéral canadien mais les institutrices doivent toujours quitter leur emploi au mariage et leur identité légale reste celle de leur mari (« Mme Rolland Gareau »).

  • L’Affaire Personnes (Persons Case) : Le Comité judiciaire du Conseil privé de Londres statue que les femmes sont des « personnes » à part entière au Canada, leur donnant accès au Sénat, aux contrats légaux et aux droits civils complets pour la première fois.

  • Le Marriage bar persiste : Les institutrices mariées demeurent interdites d’enseignement en Ontario malgré la pression croissante des mouvements féministes naissants.

  • Marriage bar toujours actif : Cette politique discriminatoire contre les institutrices mariées persiste malgré les victoires juridiques récentes des femmes.

  • Fin progressive du marriage bar : La pénurie aiguë de main-d’œuvre pendant la guerre force l’embauche d’institutrices mariées, accélérant la reconnaissance légale de leur identité propre « Mme Thérèse ».

  • Fin officielle du marriage bar + « Mme Thérèse » : Dans les années 1950, les institutrices mariées sont définitivement autorisées à enseigner. L’identité légale « Mme Thérèse Gareau » devient la norme en Ontario et au Canada.

  • Consolidation de l’autonomie juridique : Les femmes mariées acquièrent pleinement leur capacité juridique (signature de contrats, gestion de biens, rédaction de testaments) sans autorisation maritale.

  • Fin du marriage bar + électrification : C’est comme une 3e libération (Affaire personne + la fin du marriage bar + l’arrivée de l’électricité). Les activités domestiques représentent maintenant 4 fois moins de temps.

  • Avortement partiellement dépénalisé (1969) : La loi Trudeau permet les interruptions volontaires de grossesse « thérapeutiques » dans des hôpitaux accrédités, mais le processus reste extrêmement restrictif et discriminatoire.

  • Congés maternité/parentaux (1971) : L’Assurance-emploi fédérale couvre les arrêts de travail pour maternité (15 semaines), premier soutien légal structuré aux familles modernes au Canada.

  • Égalité salariale codifiée (1975) : Ontario et le gouvernement fédéral consacrent légalement le principe « travail de valeur égale = salaire égal », consolidant les acquis professionnels des femmes.

  • Avortement totalement dépénalisé (1988) : La Cour suprême (affaires Daigle/Morgentaler) déclare inconstitutionnelles toutes restrictions à l’avortement, consacrant le droit reproductif comme un droit fondamental.

  • Renforcement des lois anti-discrimination : La Charte canadienne des droits et libertés + jurisprudence créent des protections renforcées pour les femmes dans le travail, la famille et l’identité.

  • Loi 62 voile : Québec interdit signes religieux employés public (voile, turban, kippa). Revendiqué par féministes québécoises. Contesté Cour suprême.

  • Lois anti-harcèlement renforcées : Protocoles obligatoires de signalement, enquêtes systémiques internes, sanctions pénales aggravées pour harcèlement sexuel professionnel.

  • Mesures d’urgence post-COVID : Subventions d’urgence pour violence conjugale, congés familiaux exceptionnels prolongés, télésanté psychologique, lois d’urgence familiales temporaires.

  • Québec : loi 21 contestée : laïcité de l’état renforcée.

    Malala intervient : « Éducation filles > voile ». Le débat polarise les féministes vs les minorités.

  • Mark Carney budget 2025 : Réduction de 81% des fonds au ministère FEGC → ministère aboli et ministre congédiée → rétabli avec des pressions++.

    Message : femmes (51% électorat) = non-priorité.

    En 2026, le budget de FEGC est inférieur à 0.01% du budget total du Canada.  Carney croit que les femmes ne valent pas plus…

2026