15 septembre 1960
La rentrée s’est faite comme chaque année, sous le regard sévère du crucifix qui domine notre petite salle de classe. Trente-deux élèves cette année, de la première à la huitième année, tous entassés dans cette pièce qui sent encore la craie et l’encre fraîche. Les Lacroix, les Bélanger, les Constantineau – les mêmes noms de famille que je connais depuis douze ans.
Ce matin, j’ai dû allumer la lampe à l’huile pour corriger les copies avant l’aube.
