Adèle Brisson

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Adèle Brisson

Description

Une présence fidèle au cœur d’Embrun – Cercle d’Embrun

Née en 1963, Adèle Brisson incarne cette génération de femmes qui, dans la simplicité et la constance, ont soutenu discrètement mais puissamment la vitalité des communautés franco-ontariennes. Originaire de Gatineau mais profondément enracinée à Embrun, elle a consacré sa vie au service public et à l’entraide, tout en cultivant un engagement sincère au sein de l’UCFO, cercle d’Embrun.

Adèle a œuvré pendant 37 ans au sein du gouvernement, une carrière qu’elle a menée avec sérieux et humilité. Mais au-delà de son travail professionnel, c’est dans le bénévolat et l’appui communautaire qu’elle a trouvé un véritable espace de réalisation personnelle.

Son premier souvenir d’engagement remonte à ses années au Service d’entraide d’Embrun, où elle plaçait des vêtements et servait au comptoir. Ce fut le début d’un long chemin de dévouement, souvent discret mais toujours présent. Sa mère, figure marquante de son enfance, l’a profondément influencée, c’est d’ailleurs elle qui, un jour de 1977, a pris la première carte de membre UCFO d’Adèle à sa place. Ce geste, apparemment anodin, allait ouvrir la porte à une aventure communautaire de plusieurs décennies.

Adèle se souvient de ses débuts au cercle : elle était l’une des plus jeunes parmi un groupe de femmes chaleureuses et accueillantes. Même si elle était membre dès ses 14 ans, elle a commencé à s’impliquer plus activement vers l’an 2000, lorsqu’elle a trouvé dans ces rencontres un véritable espace pour elle-même : « Je n’étais pas juste la femme à mon mari. J’étais Adèle Brisson. Je me sentais individuelle. »

Les défis qu’elle a rencontrés ont été modestes mais bien réels, notamment la distance entre Gatineau et Embrun, ou le fait de devoir prendre congé pour assister aux rencontres. Mais sa détermination l’a toujours portée : « C’est quelque chose qui m’intéressait beaucoup. » C’est ainsi qu’elle a trouvé le courage de faire sa place dans le conseil administratif du cercle, une implication récente dont elle est particulièrement fière. Ce rôle lui a permis de redonner encore davantage à une organisation qui l’a tant nourrie.

Elle décrit l’UCFO comme un lieu d’apprentissage, d’amitié et d’épanouissement personnel. Elle y a découvert de nouveaux loisirs comme le broderie diamant (diamond painting), mais aussi des informations utiles et concrètes sur la prévention des incendies, la santé ou la communauté. « Je ressortais toujours de là avec des informations que je ne savais pas que j’avais besoin… mais que j’avais besoin. »

Elle s’est aussi investie dans de petits gestes concrets, mais profondément humains : offrir un covoiturage à des membres plus âgées, encourager les activités comme le bingo communautaire, amener une amie pour prêter main-forte. Pour elle, l’impact ne se mesure pas en nombre de projets, mais en présence, en entraide et en constance.

Aujourd’hui, Adèle voit l’avenir de l’UCFO avec espoir mais aussi lucidité. Elle s’inquiète du manque de relève, du départ des membres plus âgées qui ne sont pas toujours remplacées, et de la concurrence croissante d’autres activités sociales. Elle espère que les jeunes femmes reconnaîtront l’importance de tels cercles : « C’est bon qu’elles sortent, qu’elles disent : “C’est mon soir pour moi.” » Elle insiste sur l’importance de retrouver son individualité en dehors du couple, du rôle de mère ou d’épouse.

Elle souhaite que l’UCFO continue de s’épanouir sans perdre son âme, en accueillant de nouvelles membres, tout en restant fidèle à sa mission de rassemblement, de soutien et de valorisation des femmes.

Adèle Brisson est de celles qui ne cherchent ni projecteurs ni reconnaissance. Mais à travers son engagement tranquille, son soutien inlassable et sa fidélité indéfectible au cercle d’Embrun, elle incarne la force discrète mais essentielle des femmes qui bâtissent, soutiennent et font durer les institutions communautaires franco-ontariennes. Son parcours est une invitation à s’impliquer, à tendre la main, et à reconnaître que, parfois, ce sont les gestes les plus simples qui laissent les traces les plus durables.

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