Jeannine Lebrun

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Jeannine Lebrun

Description

Jeannine Lebrun: Une mémoire vivante du cercle de Moonbeam

Cercle de Moonbeam

Mme Jeannine Lebrun a joint l’UCFO en 1952, elle se nommait à l’époque Mme Villeneuve de son premier mariage. C’est sa belle mère, Angélina Villeneuve avec Jeannine Ethier, qui ont fondé le cercle de Moonbeam. Elles arrivaient du Lac-Saint-Jean avec une cinquantaine de familles pour cultiver la terre. Les curés avaient fait miroité qu’il y avait de belles terres dans le Nord de l’Ontario, foutaise!

Jeannine Lebrun était une fille de ville, pas une fermière, elle avait seulement 18 ans quand elle arrive à Moonbeam en 1951. Elle se joint au cercle de Moonbeam encouragé par sa belle mère pour apprendre à tisser, et elle est friande de vouloir apprendre plein de choses comme la couture avec Mme Jeannette Filion, le choix des couleurs avec Mme Vallée, le tricot et le crochet. Elles étaient quelques membres qui se rassemblaient dans une maison pour partager leur savoir faire. Mme Jeannine Lebrun fut présidente pendant 20 ans en alternance aux 2 ans avec Mme Gisèle Pelletier originaire du Lac-Saint-Jean et qui était sa voisine. Donc ces dames se partageaient la tâche de la présidence aux deux ans car personne ne voulait prendre le poste. Faire parti de l’UCFO fut une façon de s’épanouir par l’art textile permettant de créer des pièces avec un métier à tisser qu’elle avait à la maison, et en transmettant son savoir faire du tissage. À chaque automne il y avait une exposition, qui maintenant est le bazar annuel de l’UCFO, où elle vendait des pièces tissées à la main; des tapis, des napperons qui faisaient envie aux jeunes femmes à vouloir apprendre à tisser. Elle se souvient également d’avoir fait de la tire Sainte-Catherine pour vendre à l’exposition, ça donner un peu d’argent pour le cercle.

Mme Jeannine Lebrun mentionne que les jeunes femmes franco-ontariennes de nos jours sont différentes de nous les ainées, elles veulent apprendre des choses plus modernes. Elle souhaite que les jeunes femmes continuent à apprendre tout ce qui est traditionnel, le travail manuel, et elle trouve important de continuer à faire partie de l’UCFO pour partager le savoir faire de nos ainées.

Texte d’Hélène Le Saux Néron

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