Gisèle Séguin
Description
Au fil des générations : l’engagement indéfectible de Gisèle Séguin
Née le 23 juin 1944, Gisèle Séguin fait partie de ces femmes dont l’engagement discret, mais constant, a profondément marqué la francophonie ontarienne. Originaire de la région de Saint-Isidore, elle a consacré plus de 50 ans de sa vie à l’Union Culturelle des Franco-Ontariennes, y occupant des rôles à tous les niveaux : local, régional et provincial.
Mariée en septembre 1966 et mère de deux enfants, Gisèle a su concilier sa vie familiale avec son travail à la ferme, où elle était partenaire et soutenait activement son mari dans la gestion quotidienne. Sa vie ne s’est jamais limitée à ses responsabilités domestiques : dès ses débuts à l’UCFO, elle a trouvé dans le bénévolat un moyen de contribuer à sa communauté, d’apprendre et de partager.
Au fil des années, elle a occupé de nombreux postes de leadership, allant de trésorière et secrétaire au niveau provincial jusqu’à des fonctions présidentielles, témoignant d’un engagement indéfectible et d’une grande confiance de ses pairs. Mais ce qui caractérisait Gisèle, c’était moins les titres que sa capacité à toucher les gens, créer des liens et renforcer la cohésion au sein des communautés francophones.
Gisèle Séguin n’a jamais considéré le bénévolat comme une option, mais comme un pilier de sa vie. Pendant des décennies, elle a offert son temps à l’UCFO et à de multiples autres initiatives communautaires, animant des formations telles que le populaire programme Nouveau Départ, et partageant son expérience avec des générations de femmes. Sa fille Linda se souvient encore avoir aidé, enfant, à préparer les cartes de membres que Gisèle préparait pour tous les cercles régionaux et provinciaux, un souvenir qui illustre bien la transmission des valeurs familiales et communautaires.
Son engagement allait au-delà des structures officielles : Gisèle aidait quotidiennement ses voisins, participait à l’organisation d’activités et de comités locaux, et veillait à créer un réseau de soutien, d’amitié et d’apprentissage pour toutes les femmes autour d’elle.
Au fil des années, son investissement a été reconnu à juste titre. Gisèle Séguin a été nommée dans l’Ordre de la francophonie de l’Ontario, une distinction honorifique qui célébrait son dévouement et le temps qu’elle a donné à sa communauté. Cette reconnaissance n’était pas seulement un honneur personnel, mais aussi le reflet de l’influence durable qu’elle a eue sur des centaines de femmes et sur le mouvement franco-ontarien.
Gisèle Séguin a également transmis son engagement à sa famille. Sa fille Linda a grandi en suivant sa mère aux activités de l’UCFO, absorbant les valeurs de solidarité, de service et de leadership féminin, avant de devenir elle-même membre de l’organisation.
Aujourd’hui, Gisèle reste un exemple de persévérance, de générosité et de passion pour la francophonie. Elle incarne cette idée que le bénévolat n’est pas simplement un geste ponctuel, mais un moyen de construire des communautés fortes, solidaires et durables.
À travers son parcours, Gisèle rappelle que l’engagement communautaire est une école de vie : « Joignez-vous à l’UCFO », encourage-t-elle aux jeunes femmes. « Vous y trouverez des amitiés, des expériences enrichissantes et la chance d’apprendre tout en contribuant à quelque chose de plus grand que soi. »
Gisèle Séguin, c’est le portrait d’une femme dont la vie est une ode à la solidarité, au partage et à la francophonie, une femme qui, par ses actions, continue d’inspirer et de faire grandir sa communauté.

