Marie Paule Plamondon

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Marie Paule Plamondon

Description

Marie Paule : Notre pionnière avec 70 ans de membrïeté au sein de l’U.C.F.O.
Cercle de Mattice
Écrit par Claire Duval

Dès l’âge de 16 ans, Marie Paule tu étais une jeune fille pleine d’entrain, d’enthousiasme et l’esprit ouvert prête à apprendre le plus de connaissances qui pouvaient t’être utile dans ta vie de femme.

Voilà pourquoi tu as joint, en tant que directrice, les autres dames, plus âgées, qui avaient fait les démarches pour que le mouvement des « Fermières » (dans le temps) s’installe à Mattice en décembre 1953.

Ben oui, chanceuse, la cotisation en 53 est de 1.00 $ et nous, 70 ans plus tard, on en paye 20.00 $. Soyons réalistes avec une piastre, on achetait plusieurs balles de laine, tandis qu’aujourd’hui avec notre $20 on ne va pas loin.

On est convaincu que ça pas toujours été facile d’assister aux réunions, même si c’était qu’une fois par mois, surtout que tu demeurais au Lac Shallow à quelques milles du village. Les chemins n’étaient pas toujours carrossables en plus… donc tu effectuais le trajet en traîneau à chien l’hiver et en bicyclette l’été. Je m’en voudrais de ne pas mentionner que le port du pantalon était interdit aux femmes jusqu’en 1971 au Canada. (Oups! Plusieurs de nous mesdames étions illégales et on ne le savait pas). Donc Marie Paule, si tu devais porter le pantalon pour ses excursions, tu devais avoir une jupe par-dessus et enlever ton pantalon pour assister à la réunion.

Oh! Que les temps et les mœurs ont changé, car aujourd’hui, des femmes en pantalon c’est tout ce qu’on voit et les robes sont très rares.

En ces années 50, l’argent était dur à gagner, fallait se serrer la ceinture comme on dit. Donc voulez-vous bien me dire comment après seulement 2 ans du mouvement vous avez pu acheter un métier à tisser. La seule réponse raisonnable est que vous étiez un groupe dévoué et avant-gardiste. Les défis vous ne les craigniez pas. Vous avez même offert en don la croix au cimetière. On est loin de ça nous autres. Faut dire que vous aviez des activités auxquelles chaque membre se faisait un devoir de participer.

Toi, Marie Paule, t’as dû être aux oiseaux et entièrement d’accord à l’idée de l’achat du métier à tisser… C’est ta grande passion que tu as conservé durant toutes ces années et que tu nous l’as transmise à plusieurs d’entre nous. En nous donnant des cours de tissage et par la suite continuer de nous guider avec tes précieux conseils sur de nombreuses formes d’artisanat, que ce soit en tissage, en couture, en tricot et même des trucs culinaires, tes judicieux conseils sont toujours appréciés.

Ça bien changer depuis ton adhésion au cercle en 1953. Premièrement, ce n’est plus « Les Fermières » avec le thème « Aime Dieu, la terre et ton foyer » maintenant c’est « l’Union Culturel des Franco-Ontariennes » depuis 1969, notre thème est « S’aimer, s’unir et se cultiver ». Un pas en avant, juste avec le thème la femme a évolué… on sait qu’il faut commencer par s’aimer soi-même et aussi que l’union fait la force des femmes en évoluant et respectant nos connaissances culturelles et patriotiques.

Tu as aussi vécu et subis l’évolution de l’identité des femmes. Je veux parler comment les femmes étaient soumises à l’homme et sous son contrôle. Le meilleur exemple est ton nom. Dès ton baptême et durant toutes tes années de célibat, tu étais Mademoiselle Marie Paule Boulay… mais en unissant ta vie à un homme, aussi gentil soit-il, tu as dû répondre au nom de Madame Victorin Plamondon. Ce n’est qu’en 1974 que finalement tu as pu officiellement et légalement réacquérir ton prénom « Marie Paule », je suis certaine que le nom Plamondon tu le gardes avec amour pour toutes les années vécues avec Victorin, le père de tes garçons qui sont ta grande fierté.

La femme était soumise à la religion et à son mari qu’elle devait servir en le mettant en priorité dans sa vie et souvent en s’oubliant elle-même. Dieu merci, qu’avec le temps et des mouvements comme l’U.C.F.O., la femme a évolué et a appris à prendre sa place… et surtout que le pantalon est de mise quand bon nous semble…. Haha!

Tu es de la génération des femmes courageuses, dévouées et prêtes à aider. Surtout de celles qui doivent accepter les enfants que Dieu t’envoie. On est vraiment impressionnée par ton cheminement des 70 dernières années que tu as partagé entre ta famille et l’U.C.F.O. Malgré tes obligations familiales, tu as été très active. Je crois que ce sera très difficile d’essayer de battre ton record. 10 ans à la présidence,

Si vous le souhaitez, je peux aussi vous remettre le texte corrigé (orthographe et grammaire) en version prête à imprimer.

3 ans comme vice-présidence et en plus plusieurs années comme directrice, et ce à plusieurs niveaux. Ce n’était pas assez, tu participais aussi aux différents congrès régionaux et provinciaux.

Tu participais aussi aux articles concours aux niveaux régional et provincial.
Tu nous as, à plusieurs reprises, invités à la « Succession Boulay » pour notre pique-nique annuel. On s’est bien amusées chez vous et souvent avec nos enfants.
J’oubliais de mentionner ta collaboration comme monitrice dans le Club 4H. Un mouvement pour jeunes intéressés à apprendre différentes techniques de cuisine ou de couture… et bien autres choses.

Tu peux être fière de ton parcours avec nous dans l’U.C.F.O. car tu es un exemple à suivre. Tu ne t’es jamais arrêtée à ton petit moi… tu as foncé tête première dans l’association et tu y es toujours après 70 ans.

On a de quoi à être jalouse!

Franchement, aujourd’hui on vit dans le luxe avec tous les appareils ménagers possible et nos petites familles de 1 ou 2 enfants et on visionne la télé ou l’internet et nos cellulaires pour se renseigner au lieu d’avoir un contact et un partage humain. Tes 70 années au cœur de l’U.C.F.O. n’ont pas été vaines.

Merci, Marie Paule pour ton partage et ton amitié!

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