Marielle Beaulac

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Marielle Beaulac

Description

Marielle Beaulac : Quarante ans d’engagement, de transmission et d’amitié.
Cercle d’Earlton

Membre de l’Union Culturelle des Franco-Ontariennes d’Earlton depuis 1985, Marielle Beaulac incarne la continuité et la générosité au cœur du mouvement des femmes franco-ontariennes. Femme de cœur, d’action et de savoir-faire, elle consacre depuis quatre décennies son temps, son énergie et son expérience à faire rayonner la culture francophone et l’esprit de solidarité dans sa communauté.

Née en 1952, Marielle a grandi dans la ferme familiale, au sein d’une fratrie de dix enfants. Dans cet environnement rural où le travail ne manquait pas, c’est auprès de ses grands-parents qu’elle découvre les plaisirs de l’artisanat. Sa grand-mère lui transmet très tôt le goût du tricot, de la couture et du crochet. Un héritage de patience et de créativité qu’elle chérira toute sa vie. Après ses études secondaires, elle poursuit une formation à l’école d’agriculture de Kemptville, où elle s’initie au tissage, avant de choisir de se consacrer à sa jeune famille.

C’est à son retour à la ferme d’Earlton, en 1985, que Marielle se joint à l’UCFO. « C’est seulement à mon retour à la ferme à Earlton en 1985 que je me suis jointe au club. Ma participation n’était que d’être aux réunions », raconte-t-elle avec un sourire. À l’époque, sa participation se limite effectivement aux rencontres, mais déjà, elle tisse ses premiers liens et ses deux premiers linges à vaisselle, qu’elle conserve encore fièrement aujourd’hui. « J’ai réussi à tisser deux linges à vaisselle, donc je me sers encore », dit-elle avec émotion. Entre la vie familiale elle élève quatre enfants, les études reprises à la fin des années 1980 et un emploi à temps plein, le bénévolat doit alors patienter. « Après mon quatrième enfant en 1986, le retour aux études en 1987 jusqu’en 1990, et le travail à plein temps par la suite, le temps me manquait. Je continuais toutefois à payer ma cotisation, et ceci jusqu’à ma retraite en 2018 », précise-t-elle avec enthousiasme. Malgré tout, elle demeure fidèle au cercle, renouvelant sa cotisation chaque année, symbole d’un attachement constant à la cause.

Avec sa retraite en 2018, Marielle retrouve le temps et l’élan pour s’impliquer activement. Elle accepte le rôle de vice-présidente du cercle d’Earlton, apportant un soutien précieux à la présidente et participant avec enthousiasme aux formations, congrès, AGA et AGRA de l’UCFO. Curieuse et dévouée, elle se distingue aussi par sa volonté d’aider son groupe à s’adapter aux nouvelles technologies : elle participe aux rencontres sur Zoom et Teams, transmet les informations recueillies et encourage les membres moins à l’aise avec ces outils à y prendre part.

Inspirée depuis toujours par sa tante Doris Thibodeau, femme réservée mais d’un engagement exemplaire au régional et au provincial, Marielle reconnaît en elle un modèle de dévouement et d’humilité. « Ma tante Doris Thibodeau m’a beaucoup inspirée par son dévouement au cercle. Une femme très timide et réservée, elle s’est impliquée à 100 %, au régional et au provincial. Elle a été très appréciée de tous ! » confie-t-elle avec admiration.

Elle se souvient aussi de la joie ressentie lors de son premier bazar, moment marquant de son engagement communautaire. « Quand j’ai participé à mon premier bazar, j’étais très excitée d’y participer comme membre », se rappelle-t-elle en souriant. C’est d’ailleurs cette première expérience, combinée à l’influence de sa grand-mère et d’une tante, qui l’a poussée à rejoindre l’organisation. « Ma grand-mère et une tante, et en même temps mon intérêt personnel, m’ont motivée à me joindre à l’UCFO », précise-t-elle.

Au fil des années, Marielle a vu l’UCFO évoluer, se moderniser, tout en restant fidèle à sa mission d’entraide et de transmission. « On a suivi plusieurs formations, comme les capsules santé, et on peut dire que l’entraide et les liens tissés ne manquent pas dans notre groupe même entre nos voisines de Chapleau, New Liskeard et Virginiatown, ainsi qu’entre les régions », raconte-t-elle avec reconnaissance.

Femme engagée et curieuse, Marielle n’hésite pas à se porter volontaire pour aider son cercle à s’adapter aux nouvelles réalités. « Je me porte volontaire pour participer aux réunions Zoom et Teams, car beaucoup ont peur de cette technologie. Cette action est minime, mais j’apporte ensuite l’information recueillie à notre groupe », explique-t-elle humblement. Consciente des défis de l’avenir, elle exprime aussi une inquiétude : « Je crains pour notre futur. Il est difficile de recruter, notre population vieillit. Les jeunes ne sont pas intéressées et disent ne pas avoir le temps. » Malgré tout, elle reste persuadée que l’UCFO a encore beaucoup à offrir aux nouvelles générations.

Pour elle, les formations, les rencontres et les amitiés nouées dans le cadre du cercle sont une source inestimable d’apprentissage et de soutien. « L’amitié, l’entraide, le support, nous en sommes tous bénéficiaires », affirme-t-elle avec conviction. Son conseil aux jeunes femmes est empreint de sagesse et d’expérience : « Le groupe nous aide à faire des connexions, à créer des amitiés de longue date. L’entraide et le soutien qu’on y trouve sont inestimables. ». Fidèle à l’esprit de solidarité qui anime l’UCFO depuis des décennies, Marielle Beaulac continue, avec calme et bienveillance, de tisser les liens entre les femmes de sa communauté, assurant ainsi la transmission d’un héritage franco-ontarien riche et vivant.

 

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