Pierrette Ravary

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Pierrette Ravary

Description

Pierrette Ravary : Plus d’un demi-siècle de fil d’or entre tradition, engagement et fierté francophone

Membre de l’Union culturelle des Franco-Ontariennes (UCFO) depuis 1969, Pierrette Ravary incarne à merveille la force tranquille et le cœur du mouvement des femmes franco-ontariennes. Depuis plus de 56 ans, elle tisse des liens d’amitié, de solidarité et de fierté francophone au sein de sa communauté et de l’UCFO.

Originaire de Plantagenet, Pierrette a grandi dans un milieu où entraide et engagement faisaient partie du quotidien. Mariée à un cultivateur originaire de L’Orignal, elle a vécu 38 ans à la ferme, élevant avec amour cinq enfants deux garçons et trois filles avant de s’installer à Casselman, où elle vit depuis maintenant 23 ans. À 81 ans est aujourd’hui grand-mère de deux adolescents. Elle demeure aussi active qu’à ses débuts. Retraitée, elle demeure pleinement active : elle participe à des séances d’exercices hebdomadaires une à deux fois par semaine, fait du bénévolat chaque vendredi dans une friperie communautaire, et continue de représenter fièrement l’UCFO dans ses activités locales.

Femme d’action et de conviction, Pierrette a toujours fait preuve d’un engagement inébranlable envers la cause francophone et le développement du leadership féminin. Son parcours au sein de l’UCFO est impressionnant. Elle cumule plus de 56 ans d’implication continue au sein de l’UCFO. Dès ces débuts elle a occupé presque tous les postes : présidente à l’Orignal, trésorière pour le cercle de St-Isidore, secrétaire, directrice régionale de Prescott–Glengarry–Cornwall pendant une dizaine d’années, et elle est aujourd’hui encore directrice du cercle de Saint-Isidore un rôle qu’elle assume avec la même passion et le même dévouement qu’à ses débuts. Pierrette a toujours aimé « être dans l’action », dit-elle, et son engagement n’a jamais faibli.

C’est d’abord par amour pour l’artisanat qu’elle s’est jointe à l’Union culturelle : tricot, broderie, crochet, courtepointe… autant d’activités qui l’ont rapprochée de femmes partageant ses passions. Ce qui l’a retenue toutes ces années, c’est le sentiment d’appartenance, la camaraderie et la solidarité entre femmes. « Je n’ai jamais regretté mon choix, car j’ai toujours été active et entourée. Je vais à mes réunions tous les mois. », dit-elle avec simplicité. À l’époque, c’est sa belle-mère, elle-même membre du cercle, qui l’a encouragée à s’y joindre. « J’avais besoin de sortir un peu de la maison et de rencontrer d’autres femmes », se souvient-elle. Très vite, elle y découvre bien plus qu’un simple loisir : un véritable milieu de vie, un espace d’apprentissage et de solidarité.

Grâce à l’UCFO, Pierrette a suivi des formations en leadership et en artisanat, participé à de nombreux congrès et journées des femmes etc., et rencontré des femmes inspirantes de Windsor, Kapuskasing, Paincourt, Timmins et d’ailleurs. Ces rencontres ont tissé au fil du temps une belle amitié provinciale : « On a créé des liens qui durent encore aujourd’hui », raconte-t-elle avec chaleur.

Son premier souvenir d’engagement communautaire remonte aux années où il fallait préparer des recettes des tricots et des pièces d’artisanat pour les activités du cercle « il fallait amener des recettes des morceaux de tricots et artisanat qu’il fallait faire ». Dit-elle avec beaucoup d’enthousiasme. « On prenait même des cours de cuisine! », se rappelle-t-elle en riant. Ces moments simples, faits de partage et de travail collectif, ont profondément marqué son parcours.

Il y a deux ans, Pierrette a également contribué à rendre hommage à des bénévoles de sa communauté de saint Isidore, reconnaissant la valeur du don de soi et la force du travail collectif. Ces moments, dit-elle, « l’ont profondément marquée » et lui rappellent l’importance de célébrer celles qui donnent de leur temps pour faire vivre nos communautés.

Dans son engagement, Pierrette a trouvé des modèles et des sources d’inspiration parmi les femmes de son cercle, particulièrement à L’Orignal. C’est là qu’elle a véritablement compris la mission de l’Union : soutenir les femmes, promouvoir la culture francophone et renforcer la solidarité communautaire. « On travaillait pour la cause francophone, pour que les femmes puissent s’épanouir et se faire entendre », dit-elle avec conviction.

Aujourd’hui, Pierrette s’inquiète du manque de relève, mais elle garde espoir. Dans son cercle, deux jeunes femmes âgées d’une quarantaine d’années (40-50 ans) ont récemment rejoint le groupe et participent aux cours d’artisanat offerts deux fois par mois. « Ce n’est pas toujours facile d’attirer la jeunesse, mais il faut continuer », insiste-t-elle. Elle croit que chaque petite initiative peut raviver la flamme du bénévolat et de la fierté franco-ontarienne.

Toujours passionnée, Pierrette reste une présence bienveillante et inspirante. Elle croit profondément qu’il faut continuer à se battre pour préserver la langue française et pour faire vivre les traditions communautaires, malgré les coupures budgétaires du gouvernement qui affectent les programmes destinés aux femmes. Avec son sourire franc et son énergie contagieuse, elle incarne l’âme même de l’UCFO.

Toujours aussi passionnée et inspirante, Pierrette Ravary continue d’incarner les valeurs fondamentales de l’Union culturelle des Franco-Ontariennes : solidarité, fierté et engagement. Son souhait pour l’avenir du mouvement est empreint d’espoir et de sagesse : « J’espère que l’Union culturelle continuera encore longtemps, qu’elle fêtera son centième anniversaire, même si je ne serai peut-être plus là pour le voir. Longue vie à l’UCFO! ».

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