Claire Gingras

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Claire Gingras

Description

Claire Gingras, une présence qui continue d’unir
Cercle de verner

Pendant plus de vingt ans, Claire Gingras a été bien plus qu’une membre du cercle de Verner : elle en a été une âme. Aujourd’hui disparue, elle demeure pourtant profondément vivante dans la mémoire collective, dans les gestes posés, les traditions poursuivies et l’esprit de solidarité qu’elle a semé autour d’elle.

Femme chaleureuse et toujours souriante, Claire était de celles sur qui l’on pouvait compter sans hésiter. « Si tu lui demandais n’importe quoi, elle était là », raconte sa fille Brigitte. Accessible, bienveillante, capable d’être amie avec tout le monde, elle avait ce don rare de rassembler les gens naturellement, simplement en étant elle-même.

Née à Verner, Claire était la plus jeune des filles d’une famille nombreuse de 16 enfants. Mère de cinq enfants, elle a su concilier vie familiale, travail et engagement communautaire avec une énergie remarquable. Elle a d’abord travaillé à la Banque Nationale, puis comme secrétaire dans des écoles, notamment à Lavigne et à Verner, où elle s’est énormément investie pour l’école primaire et la vie scolaire.

Son lien avec l’Union Culturelle des Franco-Ontariennes était profond. Même avant sa retraite, elle y participait activement, mais c’est une fois plus de temps libre qu’elle s’y est engagée encore davantage. Elle y a occupé le rôle de secrétaire, fidèle à elle-même : organisée, rigoureuse, toujours au bout de la table avec son ordinateur, prenant toutes les minutes, sans jamais manquer une rencontre.

Claire croyait fermement à l’importance d’impliquer les jeunes et l’école dans la vie communautaire. C’est ainsi qu’est née la Chaîne, une initiative de solidarité pour amasser de la nourriture pour la banque alimentaire. Main dans la main, du local de l’UCFO jusqu’à l’école primaire, la chaîne humaine a déjà réuni jusqu’à 300 personnes, un symbole fort de communauté, de générosité et d’unité.

Elle est aussi à l’origine d’initiatives empreintes d’humanité, comme la distribution de cartes de la Saint-Valentin aux patients de l’hôpital, une tradition aujourd’hui reprise par la nouvelle secrétaire, tout comme celles du Jour du Souvenir. Des gestes simples, mais porteurs de sens, à son image.

Le décès de Claire, il y a maintenant près de trois ans, a été un choc. Un grand vide, autant sur le plan personnel que communautaire. « C’était quelque chose qui nous manquait… et elle nous manque encore », dit son amie Madelaine avec émotion. Pourtant, Claire est toujours là, dans ce qui continue, dans ce qui se crée, dans ce qui se transmet.
Son héritage se prolonge aussi à travers les générations. Brigitte s’est jointe à l’UCFO, portée par ce désir de continuer, de préserver la culture et la langue française, valeurs chères à sa mère. Même le rire de Claire résonne encore : on le reconnaît dans celui de sa fille, preuve que certaines présences ne nous quittent jamais vraiment.

Claire Gingras était une femme de cœur, d’action et de culture. Une bâtisseuse de liens. Et à Verner, son empreinte demeure, solide et lumineuse, comme une invitation à continuer, ensemble.

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