Irène Beauchamp
- 2 juin 2026
Denise Schmid: Une vie tissée d’engagements et d’aventures
Cercle de Cochrane
Femme de cœur, esprit curieux et membre active de la communauté de Cochrane, Denise Schmid incarne la force tranquille de ces femmes qui, sans faire de bruit, tissent des liens durables autour d’elles. Née en 1946 à Shawinigan, au Québec, elle trouve sa terre d’ancrage dans le Nord de l’Ontario, où elle s’installe après son mariage et commence un long parcours d’implication communautaire.
Avant même son arrivée à Cochrane, Denise avait déjà un pied dans l’engagement social. Membre du cercle des fermières au Québec, elle y découvre son amour pour les travaux manuels, tissage, tricot, crochet, et un goût certain pour le travail collectif. C’est tout naturellement qu’elle se joint au cercle de l’Union Culturelle des Franco-Ontariennes de Cochrane dès 1977, une décision qui marquera les 48 années suivantes de sa vie.
Professionnellement, Denise a travaillé pendant 23 ans comme commis à la bibliothèque municipale, un lieu qui lui convenait parfaitement en tant qu’amoureuse du savoir. Elle a également été conductrice d’autobus scolaire pendant 17 ans, contribuant ainsi à la sécurité et au quotidien de nombreuses familles de sa communauté.
Son premier grand engagement bénévole se fait à travers la Popote roulante, un service de livraison de repas chauds. Trois fois par semaine, Denise sillonne les rues pour apporter nourriture et réconfort à ceux qui en ont besoin. Ce service, elle le rend avec une constance admirable.
Son implication lui vaut le titre de méritante de l’année de l’UCFO, une reconnaissance bien méritée pour celle qui, pendant des années, a recruté de nouvelles membres et partagé généreusement ses connaissances. « Le recrutement, ça a été ma force. J’ai eu de l’influence », dit-elle fièrement.
Mais c’est peut-être son esprit d’aventure qui la rend unique. À la suite d’un concours de Radio-Canada, Denise remporte un saut en parachute. Elle ne l’a pas cherché… mais l’a fait! À Iroquois Falls, elle saute, seule, sans tandem, poussée par une bonne dose d’adrénaline et une volonté farouche de vivre pleinement. « J’étais pas certaine jusqu’à la dernière minute… mais j’ai sauté.
Denise est aussi une femme résolument positive. « Dans le négatif, il y a toujours du positif », aime-t-elle répéter. Elle ne voit pas les obstacles, seulement des solutions. Ce regard optimiste teinte aussi sa vision de l’avenir, même si elle reconnaît les défis liés au recrutement et au vieillissement des membres. « C’est difficile de recruter. Ce n’est pas juste nous autres. C’est partout. »
Pour Denise, les réunions mensuelles de l’UCFO sont bien plus que des rencontres, ce sont des espaces d’apprentissage, d’amitié et de transmission. « C’est très éducatif. On apprend toujours quelque chose. Il y a une recette du mois, la fête du mois, une invitée spéciale, et chacun apporte ses travaux manuels. C’est comme une petite exposition. » Elle aime l’énergie qui s’en dégage, l’entraide entre générations, et le partage de talents.
Quand on lui demande ce que l’Union Culturelle des Franco-Ontariennes lui a apporté, elle répond simplement : « Vive l’UCFO! » Elle y a trouvé de l’entraide, des ressources, des amitiés durables, et surtout un lieu pour exprimer et partager les multiples talents des femmes de sa communauté.
Aujourd’hui, Denise espère que l’UCFO saura attirer une nouvelle génération : « Les jeunes peuvent apprendre beaucoup… Et nous autres, les plus vieilles, on a l’expérience. Elles peuvent s’en servir. »
Avec une vie tissée d’engagements, de savoir-faire et de résilience, Denise Schmid est l’une de ces bâtisseuses discrètes mais essentielles. Par son énergie tranquille et son esprit communautaire, elle continue d’inspirer celles qui, comme elle, veulent faire une différence.