Irène Beauchamp
- 2 juin 2026
Irène Lafantaisie : Une femme de cœur au service de Verner
Cercle de Verner
Née en 1943 à Verner, en Ontario, Irène Lafantaisie incarne l’esprit d’entraide, de dévouement et de fidélité qui caractérise les bâtisseuses de la francophonie rurale. Toute sa vie, elle est demeurée profondément enracinée dans sa communauté natale, contribuant sans relâche à la faire grandir par son engagement bénévole, sa générosité et sa ténacité.
Issue d’une lignée de femmes impliquées, Irène emboîte le pas à sa mère, membre active du groupe des dames fermières, en rejoignant le cercle de l’Union Culturelle des Franco-Ontariennes de Verner. Si c’est la couture qui la motive d’abord, un savoir transmis par les femmes du cercle, c’est rapidement l’esprit de solidarité et l’apprentissage collectif qui l’enracinent dans l’organisation. Plus de 57 ans plus tard, elle demeure toujours aussi fidèle à l’UCFO, prête à apprendre, à transmettre et à épauler les autres.
Professionnellement, Irène a œuvré comme caissière, assistante comptable et
« intermediate clerk » à la Banque nationale de Verner. Mais c’est surtout par ses multiples rôles bénévoles qu’elle a marqué les cœurs : dame auxiliaire auprès des Chevaliers de Colomb, bénévole à l’église locale pour l’entretien ménager, et soutien à l’entraide funéraire, préparant et servant des repas aux familles endeuillées. Son engagement lui a valu la reconnaissance de l’UCFO, qui l’a honorée pour ses nombreuses années de bénévolat.
Irène se souvient avec émotion des femmes qui ont influencé son parcours : Cécile Goulet, une figure clé de l’Union Culturelle, et Berthold Coutu, entre autres, qui l’ont guidée, soutenue, conseillée. « Il y en avait tellement… je ne peux pas toutes les nommer. Elles ont toutes été gentilles avec moi. On s’entraidait beaucoup. »
Modeste, Irène admet qu’elle était autrefois une personne gênée, peu portée à parler en public. Mais au fil du temps, grâce à l’encouragement de ses consœurs, elle a su « sortir de sa coquille » et prendre sa place. Une réalisation dont elle est fière, tout comme du sentiment d’égalité qu’elle a appris à revendiquer : « Savoir que moi, je suis aussi importante que l’autre. »
Pour Irène, l’impact de ses actions se mesure à travers le tissu social de Verner, St-Jean-le-Port, Lavigne, Filion, toutes ces communautés qu’elle considère comme une grande famille franco-ontarienne. « On se tient ensemble. J’aime ça partager, encourager les autres groupes. On est une grosse famille, puis on s’encourage. »
Lucide, elle porte un regard nuancé sur la situation actuelle : certaines femmes sont peu enclines à s’impliquer, d’autres sont très actives. Elle espère voir un renouveau au sein de l’UCFO : « Je souhaite que ça continue, qu’il y ait de nouvelles dames qui s’accrochent, qui nous donnent leurs idées et qui veulent apprendre. »
Aux jeunes femmes, elle offre ce conseil : « Si tu es à la maison et que tu t’ennuies, je t’encourage fortement à joindre un groupe comme l’UCFO. C’est là qu’on apprend, qu’on se fait des amies, qu’on s’ouvre au monde. »
Irène Lafantaisie, c’est la preuve qu’un engagement discret mais constant peut laisser une empreinte profonde. Par ses gestes simples, son désir d’apprendre, et son amour des autres, elle a contribué à faire rayonner la francophonie dans sa région. Et ce, toujours avec le cœur.